Paul Eluard
Je t’aime pour toutes les
femmes
Que je n’ai pas connues
Je t’aime pour tout le temps
Où je n’ai pas vécu
Pour l’odeur du grand large
Et l’odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond
Pour les premières fleurs
Pour les animaux purs
Que l’homme n’effraie pas
Je t’aime pour aimer
Je t’aime pour toutes les femmes
Que je n’aime pas
Que je n’ai pas connues
Je t’aime pour tout le temps
Où je n’ai pas vécu
Pour l’odeur du grand large
Et l’odeur du pain chaud
Pour la neige qui fond
Pour les premières fleurs
Pour les animaux purs
Que l’homme n’effraie pas
Je t’aime pour aimer
Je t’aime pour toutes les femmes
Que je n’aime pas
Qui me reflète sinon toi-même
Je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien
Qu’une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd’hui
Il y a eu toutes ces morts
Que j’ai franchies
Sur de la paille
Je n’ai pas pu percer
Le mur de mon miroir
Il m’a fallu apprendre
Mot par mot la vie
Comme on oublie
Je me vois si peu
Sans toi je ne vois rien
Qu’une étendue déserte
Entre autrefois et aujourd’hui
Il y a eu toutes ces morts
Que j’ai franchies
Sur de la paille
Je n’ai pas pu percer
Le mur de mon miroir
Il m’a fallu apprendre
Mot par mot la vie
Comme on oublie
Je t’aime pour ta sagesse
Qui n’est pas la mienne
Pour la santé je t’aime
Contre tout ce qui n’est qu’illusion
Pour ce cœur immortel
Que je ne détiens pas
Que tu crois être le doute
Et tu n’es que raison
Tu es le grand soleil
Qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi
Quand je suis sûr de moi
Qui n’est pas la mienne
Pour la santé je t’aime
Contre tout ce qui n’est qu’illusion
Pour ce cœur immortel
Que je ne détiens pas
Que tu crois être le doute
Et tu n’es que raison
Tu es le grand soleil
Qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi
Quand je suis sûr de moi
Tu es le grand soleil
Qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi
Quand je suis sûr de moi
Qui me monte à la tête
Quand je suis sûr de moi
Quand je suis sûr de moi
Te Amo
Traducción Juan David López
Te amo por todas las mujeres
Que no conocí
Te amo por todo el tiempo
Que no viví
Por el olor de inmensa altamar
Por el olor del pan caliente
Por la nieve que se derrite
Por las primeras flores
Por los animales puros
Que no sienten miedo del hombre
Te amor por amor
Te amor por todas las mujeres
Que no amo
Quien
me refleja sino eres tú
Me veo muy poco
Sin ti no veo nada
Más que un extenso desierto
Entre aquellos tiempos y hoy
Ha habido todos esos muertos
Que superé
En la miseria
No pude traspasar
El muro de mi espejo
Me fue necesario aprender
Palaba a palabra la vida
Como el olvido
Te amor por tu sensatez
Que no es la mía
Por tu cordura te amo
Contra todo esto no es más que ilusión
Por ese corazón inmortal
Que yo no poseo
Que crees ser la duda
Y sólo eres la razón
Eres el gran sol
Que me ilumina la cabeza
Cuando estoy seguro de mí
Cuando estoy seguro de mí
Eres el gran sol
Que me ilumina la cabeza
Cuando estoy seguro de mí
Cuando estoy seguro de mí


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